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Véronique Brard

Véronique Brard

Vous trouverez sur ce site des informations sur :

Le Voice Dialogue

Le Processus d'Ego Conscient

La Psychologie des Subpersonnalités et de l'ego conscient

Le rôle du lien et des champs énergétiques dans toute relation

Le rôle du processus des rêves dans le travail de transformation

Hal et Sidra Stone

Hal et Sidra Stone

Cette approche et ces connaissances développées par les Drs Hal et Sidra Stone peuvent être utilisées par les individus pour leur propre croissance et par les professionnels, médecins, psychiatres psychologues, thérapeutes, coachs et consultants.

Véronique Brard est une enseignante qui travaille en étroite collaboration avec Hal et Sidra Stone. Par ses propres recherches et ses nouvelles traductions des ouvrages de Hal et Sidra, elle travaille activement à la diffusion du Voice Dialogue, en France.

« Véronique Brard voit le monde avec les yeux d'un poète. C'est une femme à la vie riche et complexe qui a enrichi notre travail de ses propres connaissances, intuitions et expériences. Elle sait utiliser la psychologie des subpersonnalités et de l'ego conscient comme carte pour le développement psycho-spirituel et le Voice Dialogue comme outil majeur pour guider tout processus de transformation. Son appréciation de la nature spirituelle de notre voyage sur terre, sa familiarité avec les archétypes, l'intérêt qu'elle porte à l'évolution humaine, au monde de demain donnent une grande profondeur à son travail.

Sa compréhension de l'ego conscient - un concept extrêmement difficile à communiquer - est juste et percutante. Nous sommes heureux de la recommander comme une excellente thérapeute psycho-spirituelle, une facilitatrice et enseignante en Voice Dialogue de grand talent.

Nous la remercions pour sa décision de retraduire et rééditer nos livres, permettant ainsi à tous les étudiants en Voice Dialogue d'avoir un accès à notre travail. »

Hal et Sidra Stone





Enfant
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FAQs : les questions les plus fréquentes

Voici les questions les plus souvent posées et leur réponse par Hal et Sidra Stone :


Comment le système primaire se développe-t-il ? Est-ce génétique, lié à l’environnement ou à la situation ?

Puis-je avoir deux systèmes primaires opposés ?

Le système primaire change-t-il au cours de la vie ?

Combien de parties primaires existe-t-il ?

Quelles sont les conséquences au fait d’être identifié à une partie primaire ?

La difficulté d’intégrer une énergie instinctive

Quel est le rôle du libre arbitre ? Avons-nous la possibilité de choisir en toute liberté ?

Vous parlez souvent de la possibilité d’établir ses propres limites, ou frontières, en utilisant certaines subpersonnalités. Pouvez-vous nous expliquer comment cela fonctionne ?

Que voulez-vous dire lorsque vous parlez du « parent introjecté » ?

L’ego conscient est-il le « Je suis » ?

Qu’est-ce qu’une subpersonnalité cachée (secret self) ? J’ai entendu des enseignants utiliser ce terme.

Quelle est la différence entre une subpersonnalité reniée et une subpersonnalité inconsciente ?

Pourquoi la vision consciente – le fait d’être témoins de nous-mêmes – ne suffit-elle pas ? Pourquoi devons-nous y ajouter le processus d’ego conscient ?




Comment le système primaire se développe-t-il ? Est-ce génétique, lié à l’environnement ou à la situation ?

En fait, c’est les trois ensemble.

Penchons-nous sur le système familial dans lequel un enfant grandit. Chaque famille a un ensemble de règles qui régit la vie familiale et que la famille enseigne aux enfants. Ces règles sont basées sur le système familial d’enfance des parents, elles viennent de la religion dans laquelle ils ont été élevés, (même s’ils ne pratiquent plus cette religion, les règles restent présentes dans leur esprit), elles sont basées sur les règles de leur pays d’origine, sur les règles qui régissent la société à l’époque dans laquelle ils sont venus au monde, etc…

Ces règles sont présentes dans tout les systèmes familiaux. Nous ingérons ces règles, qu’elles nous soit données verbalement ou par un regard ou une mimique. Non seulement nos parents et proches, oncles, tantes, grand parents nous transmettent ces règles, mais tout autant nos instituteurs, professeurs, prêtres, ministres du culte, politiciens, présidents, etc.

Ces règles de vies sont essentiellement celles de notre système primaire. Nous apprenons en grandissant, à nous identifier à ces règles qui font que cela va fonctionner dans notre vie ; Ce sont les règles qui nous mettent en sécurité, qui nous évitent la souffrance, qui nous permettent d’avoir un «bon» travail et de réussir dans le milieu où nous sommes.

Ce qui arrive avec ces règles, c’est que parfois, nous leur obéissons et les suivons à la lettre, parfois, nous faisons exactement le contraire. Parfois, nous allons prendre le contrepied de toutes ces règles et notre système primaire va se construire en Rebelle. Il va dévaloriser ces règles et valoriser celles qui leurs sont opposées.

Par exemple si je suis élevée dans un environnement extrêmement traditionnel, voire fondamentaliste, je peux soit devenir fondamentaliste, soit je peux couper avec cette façon d’exister et devenir athée ou un musicien de Rockn’roll ; prendre ainsi une route totalement différente et me défaire des règles de ma famille ou de l’environnement qui était le mien dans mon enfance. Ces règles seront présentes quelque part, en moi, elles seront celles de mon système renié, mais mon système primaire, lui, aura des règles complètement opposées.

Tout cela va dépendre de notre environnement d’enfance et de la façon dont nous allons y réagir. Cela peut dépendre aussi de notre rang de naissance. Très souvent le fils aîné est celui qui va suivre les règles, tandis que le second va se rebeller contre elles. L’aîné très souvent est plus responsable, le second plus sensitif ou rebelle ou artiste. Le bagage génétique est aussi important. Chaque enfant est complètement différent. Vous pouvez le sentir alors même qu’il est encore dans votre ventre. L’un va bouger et donner des coups de pieds, l’autre sera calme et tranquille. Certains enfants sont extravertis et d’autres introvertis dès le départ. Il existe, là aussi, un certain matériel génétique.[RETOUR]

Puis-je avoir deux systèmes primaires opposés ?

Vous pouvez avoir deux systèmes primaires qui sont en guerre l’un contre l’autre. Par exemple, vous pouvez avoir une personne qui vient d’un environnement disons, plutôt traditionnel, et à la maison, en grandissant, l’enfant vit de cette façon. Lorsqu’il est à l’école, cependant, ou avec ses amis, c’est un Rebelle qui ne reconnait aucune des idées qui ont cours à la maison. L’enfant vit sa vie de cette façon, divisé en deux. Garçon Sage à la maison et Mauvais Garçon quand il n’est plus chez lui. Nous pouvons avoir deux systèmes primaires en guerre l’un avec l’autre.

Un autre exemple est celui d’une personne qui est un véritable tyran à la maison, il dirige tout le monde d’une main de fer ; et lorsqu’il est au travail, il devient un mouton, une sorte de fils ou de subalterne soumis vis-à-vis de son patron. Il existe deux sortes de systèmes primaires très différents qui agissent chez cet homme dans deux situations différentes, à une même époque de sa vie.

Un autre que l’on rencontre très souvent est une femme qui est impersonnelle et puissante au travail, qui sait comment penser clairement et prendre des responsabilités à son travail, et une fois rentrée à la maison, elle devient une Fille qui veut plaire pour son mari et attend de voir ce dont il a envie pour s’y adapter. La aussi, nous avons deux systèmes primaires opposés qui agissent dans deux domaines différents de la vie, au même moment.[RETOUR]

Est-ce que le système primaire change au cours de la vie ?

Oui, le système primaire change au cours de notre vie. Les gens vont en thérapie, font du développement personnel, ont différentes expériences dans leur vie privée ou professionnelle qui provoquent un grand nombre de transformations. Nous passons à travers toutes sortes de transformations, les rêves que les gens font en témoignent. Oui, le système primaire change mais il garde cependant la même qualité essentielle. Un Parent Responsable, par exemple, sera toujours un Parent Responsable. Cependant, il pourra l’être d’une façon un peu plus légère, avec un certain choix, ce sera un peu moins automatique, mais néanmoins, il restera un Parent Responsable.

Une des parties primaires qui change énormément est le Mental. Si votre partie primaire est le Mental, elle peut apprendre énormément de choses et elle peut changer son comportement, mais il n’y aura pas de changement dans sa vibration essentielle.

Au fil des âges nous pouvons cependant changer de système primaire. Nous pouvons avoir à un moment, un système primaire pendant toute une époque de notre vie puis en changer. Imaginons une personne qui est une Gentille Fille. Elle est une gentille fille, très très gentille pendant toute une période de sa vie. Elle est une bonne élève à l’école, une bonne élève au collège, et soudain au lycée, ou plus tard à l’université, l’opposé surgit, la fille qui aime la fête entre en scène. Elle découvre le monde des surprises parties, des raves parties, le plaisir de boire, de fumer, et pas seulement du tabac, et se permet d’avoir du bon temps, d’oublier complètement son travail scolaire. Elle se met à renier la Bonne Fille qui était là auparavant et qui suivait toutes les règles. Cela arrive, nous le voyons constamment lorsque les gens racontent leur vie et nous le voyons arriver également au niveau de la société. Si nous pensons aux années 60, à la révolution des années 60, où les femmes qui avaient été de Bonnes Mères, toutes leur vie, qui avaient été élevées de façon à devenir de Bonnes Mères, des Mères Indulgentes, cette Mère Indulgente étant qui elles étaient, et tout d’un coup, elles ont changé !

Je me rappelle une séance avec une femme extraordinaire. Elle m’avait décrit sa vie de cette façon : «J’ai passé 20 ans de ma vie à être une Bonne Mère pour mes enfants et pour mon mari. Il était accro au travail, il rentrait à la maison tard, je me levais pour lui, je lui faisais à manger à 11h du soir, je parlais avec lui de sa journée, je l’écoutais, le réconfortais. J’ai pris soin de tout le monde pendant vingt ans. (Cette femme était grand mère au moment où je l’ai rencontrée.) Puis, voici vingt ans je suis partie en voyage, et vous savez quoi ? Je ne suis jamais revenue. Je voyage depuis vingt ans. J’appelle mon mari tous les dimanches, et je voyage, j’explore le monde, c’est ce que je veux faire. Lui aime travailler, il reste à la maison et il travaille.» C’est une extraordinaire image d’une personne qui est passé de la Bonne Fille à l’Exploratrice ou disons de la Mère Responsable à l’Exploratrice.[RETOUR]

Combien de parties primaires existe-t-il ?

Combien de selfs avons-nous en général ? Il est impossible de répondre à cette question. Il y en a vraiment un nombre infini. Ce qui complique encore les choses c’est qu’une subpersonnalité peut se diviser en infinies nuances.

Prenons l’exemple d’avoir un Parent en subpersonnalité primaire. Ce parent est une partie primaire. Puis le Père et la Mère en sont deux autres. La Bonne Mère est une troisième. La Mère Responsable en sera encore une autre. La Mère qui veut plaire, la mère Négative, Celle qui prend soin en sont encore d’autres. En fait, on peut prendre une subpersonnalité globale et la diviser en 10 parties différentes…. C’est pourquoi, il est vraiment difficile de dire combien il existe de parties primaires.

En fait, à la base, n’importe quel type humain peut être une partie primaire. Nous mettons l’accent sur l’Actif, le Responsable, la Mère etc…mais il est possible d’avoir une Victime comme partie primaire, quelqu’un qui utilise l’autre, un Manipulateur, un Tueur. On peut avoir n’importe quelle sorte de partie primaire. Tout ce qui est humain peut devenir une partie primaire ou une partie du système primaire qui dirige notre bateau.

Ce guide que nous avons commencé à voir peut se subdiviser en différentes parties, un coach intéressé par le développement psycho spirituel comme nous l’avons étiré aujourd’hui, un spirituel pur, peut-être ce prête aperçu dans le rêve, un philosophe qui aime refaire le monde, un idéaliste qui peut l’aider, une partie Zen qui aime le détachement et la sérénité, etc. L’important est de se détacher régulièrement de celles qui apparaissent dans nos relations avec l’autre ou dans nos rêves pour les équilibrer avec leur opposé et ne pas se réduire à une partie primaire aussi belle soit-elle. Cela nous évite les polarisations avec nos clients ou notre partenaire et nous permet de nous élargir à « tout ce qui est humain»non au niveau intellectuel seulement, mais énergétique, en ressentant cet opposé dans notre corps.[RETOUR]

Quelles sont les conséquences au fait d’être identifié à une partie primaire ?

Cela a de nombreuses conséquences et toutes sont suffisantes pour que les thérapeutes divers et variés gagnent bien leur vie… Tout d’abord, les jugements et les attractions. Si je suis identifié à un système primaire qui est extrêmement responsable, cela veut dire que je vais être automatiquement engagé dans des relations avec les gens d’une façon très spécifique. En clair, à chaque fois que je vais rencontrer quelqu’un, je vais devoir le prendre en charge, je vais devoir être responsable pour lui. Ceci parce que je n’ai pas de connexion avec la part de moi qui peut prendre soin de moi, en premier. Mon Père Responsable a pour philosophie que l’autre est plus important que moi. Les besoins de l’autre sont plus importants que les miens. Aussi dois-je me mettre au service des besoins de l’autre. Ce qui veut dire que, très automatiquement, je vais installer avec l’autre ce que nous nommons, un schéma d’ancrage, un lien automatique dans lequel je vais devenir le Bon Père pour la part de l’autre qui a besoin qu’on s’occupe d’elle. Et cela va colorer la nature de la relation à l’autre. Lorsque je suis identifié à une subpersonnalité, lorsque je rencontre quelqu’un qui porte une énergie opposé à la mienne, je vais avoir deux réactions possibles. Soit je vais devenir très critique envers elle, lorsque cette personne n’aura pas un comportement en harmonie avec mes valeurs. Soit je vais être attiré par elle sans pouvoir y résister. Je vais être complètement fasciné et je la trouverai totalement irrésistible. L’autre point très intéressant est que je vais attirer dans ma vie plusieurs personnes-clés qui porteront la polarité opposée à la mienne, qui seront irresponsables si je suis un Père Responsable.

Disons par exemple, que je rencontre un couple et que ce couple passe très peu de temps avec leurs enfants. Ils sont toujours par monts et par vaux, toujours en voyages. À partir de ma partie primaire, Père Responsable, je vais probablement devenir extrêmement critique envers ce couple, je dirai plein de choses très désagréables sur eux à ma femme : « Regarde à quel point ils sont complètements irresponsables, regarde les problèmes que cela entraîne chez leurs enfants, etc.. etc.» Je passerai ma vie entière à critiquer tous ceux qui se comportent d’une façon différente de celle que je valorise, de celle qui me semble correcte, à savoir : avoir un comportement de Père Responsable.

Ou encore je vais rencontrer une femme qui est tout sauf responsable. Etre responsable c’est tout sauf elle ! Elle est irresponsable, elle agit de façon irresponsable, elle est égoïste, elle veut ce qu’elle veut, c’est quelqu’un qui se sert dans la vie, et je vais tomber désespérément amoureux de cette femme. Une extrême fascination va être présente qui peut me déstabiliser complètement, me mettre à genoux, car elle est littéralement la personnification de ma partie reniée. C’est comme si ma partie reniée avait bondit sur moi et m’avait renversé ! Dans cette situation, je ne peux plus réagir. Lorsque vous avez une identification totale avec une partie primaire, cela entraîne de très très sérieuses conséquences.

Une autre des conséquences est qu’une partie primaire ou un système primaire ne vous donne que des informations partielles. Vous n’avez pas la totalité des informations pour prendre vos décisions ou pour agir, car la partie primaire ne voit qu’une partie des choses, une partie du problème. Prenons l’exemple d’achetez une maison. Vous achetez une maison et vous êtes identifié à une partie primaire qui est surtout mentale, qui planifie tout très soigneusement. Vous allez regarder si la maison a le nombre voulu de chambres, s’il y a de l’espace pour les enfants, si elle est proche des écoles, des commerces, si les impôts fonciers ne sont pas trop élevés, un tas de choses comme ça. Vous achetez la maison, vous déménagez et vous n’avez pas donné la moindre attention à votre corps, à vos ressentis, à votre émotionnel, qui vous donnent l’autre moitié des informations… Vous ne vous habituez jamais à cette maison, vous ne l’aimez pas, vous ne vous y sentez pas chez vous, vous ne vous y sentez pas confortable.La partie primaire ne vous a donné qu’une partie des informations, vous n’aviez pas l’autre set d’informations. Certaines personnes vont agir à l’inverse, elles vont suivre leur ressenti, le coeur, et ne vont plus faire attention au montant du remboursement…

Il est plus difficile de prendre une décision lorsque l’on est pas identifié à une partie primaire car nous devons la prendre après avoir ouvert de nombreux dossiers. Les dossiers que chaque subpersonnalité va poser sur notre bureau, mais nous aurons l’ensemble des informations, du moins celles qui nous sont disponibles à ce moment là.[RETOUR]

La difficulté d’intégrer une énergie instinctive (Par Véronique Brard)

Ce travail d’intégrer les énergies instinctives à travers un ego conscient est certainement l’un des points les plus difficiles qui soit. Il existe comme le dit Georges dans son mail : « une peur immense d'être dévoré ou de dévorer l'autre par ma propre "sauvagerie" et une autre peur parallèle : celle de rencontrer ma vulnérabilité.»

Bonjour Georges

Le questionnement qui est le tien face à l’expérience de l’agressivité de cet homme parce que tu le gênais alors qu’il voulait dégager sa voiture avec un bébé malade à bord est le bienvenu ; oui, l’univers est toujours incroyable dans ses synchronicités… et oui, la prudence est de mise lorsque le moment est venu d’intégrer ces énergies animales ou instinctives.

Voici ce que je voudrais préciser pour toi et pour tout le groupe si tu es d’accord pour que je partage cette réponse.

Avant d’accueillir nos parties instinctives comme le Loup, le Dragon, le Tigre, le Lion, le Coyotte ou autres, il est bon de reconnaître la valeur de nos parties primaires et d’avoir une pleine confiance en leur pouvoir de nous équilibrer. Si elles sont, au départ, des «obstacles» à ces énergies instinctives qu’elles répriment de toutes leurs forces, elles sont, par la suite, les garantes de notre capacité à être équilibré entre les énergies civilisées et les énergies instinctives, beaucoup plus agressives.

Chacune de nos subpersonnalités veut avoir le pouvoir... c’est valable pour notre Actif, notre Parent Psy, notre Contrôleur et c’est valable pour nos énergies instinctives lorsque nous commençons à leur laisser de la place. Ce n’est pas pour rien que notre système primaire est terrorisé à l’idée de les laisser participer à notre personnalité… Il a peur qu’elles prennent le pouvoir et c’est exactement ce qu’elle vont vouloir faire.

Donner le pouvoir à une subpersonnalité qu’elle soit mentale ou instinctive n’est pas la meilleure façon de vivre. La raison de pratiquer le Voice Dialogue et d’étudier la psychologie de subpersonnalités est de construire un ego conscient capable de gérer les énergies opposées en nous, sans s’identifier aux unes ou aux autres ; de développer un processus d’ego conscient capable de valoriser nos voix de pouvoir (sans elles nous devenons victimes) et capable de valoriser la vulnérabilité (sans elle nous devenons bourreaux ou «dominants»).

De plus, comme nous l’avons tous vécus durant le stage, s’identifier à une partie qu’elle soit mentale ou instinctive polarise l’autre et fait éventuellement remonter à la surface son schéma victime / bourreau d’enfance.

Donc, accueillir son animal de pouvoir, veut dire dans la vision du Voice, avoir développé un ego conscient des potentialités et cadeaux de cet animal mais conscient aussi de ses pièges et de son agressivité possible lorsqu’il existe un danger réel ou supposé. Avoir développer un ego conscient suffisamment puissant pour pourvoir équilibrer cette partie instinctive et garder le contact avec notre vulnérabilité et les subpersonnalités primaires qui prennent soin, à leur manière, de cette vulnérabilité.

Le second point est qu’après avoir été tenu en cage pendant des années -parce que notre éducation nous a demandé de réprimer pratiquement totalement nos parties instinctives -nos «animaux» peuvent être très en colère et très agressifs. C’est l’expérience que tu fais avec cet homme, son animal sort mais il est agressif et incontrôlé. Ce n’est pas un homme qui a son pouvoir à sa disposition c’est un homme qui, dans une situation très vulnérable, ne peut plus contrôler son agressivité.

C’est comme si l’univers avec cette expérience d'un homme en rage vient te rappeler que oui les énergies instinctives sont dangereuses et peuvent, lorsqu’elles sortent de façon incontrôlée, poser problème. Maintenant, il est plus que probable que cet homme ait renié son agressivité. Ce genre d’incident arrive lorsque l’agressivité est reniée non lorsqu’elle est reconnue à travers un animal de pouvoir qui participe à la personnalité.

Il existe en anglais ce terme empowerment si difficile à traduire. Empowerment, c’est non pas agir d’une subpersonnalité agressive ou puisante mais avoir conscience de ses parties de pouvoir et les canaliser, tout en gardant à la conscience sa vulnérabilité, puis agir de cet espace. C’est plus long, plus difficile, mais le lien avec l’autre n’est jamais perdu lorsque nous réussissons à communiquer de cet espace. Nous ne nous mettons pas en danger et nous ne mettons pas l’autre en danger.

Cet homme qui t’a agressé avait-il symboliquement son animal à sa disposition ? pour moi non, son animal enfermé t’a sauté dessus dans ce moment d’extrême vulnérabilité et il aurait pu te fracasser. Nous avons tous de tels animaux enfermés en nous. Sans eux nous n’avons pas notre pouvoir. Et lorsqu’ils nous échappent, lorsqu’ils échappent à notre contrôle, dans des moments d’extrême vulnérabilité, d’impuissance et de colère, ils sont tellement agressifs et incontrôlables que notre système primaire remet un barreau de plus à la cage, et nous n’avons toujours pas notre pouvoir.

Développer un ego conscient de la force de notre énergie animale, animal de pouvoir, guerrier ou autre partie capable de porter l’agressivité et de nous défendre, commencer à la vivre en séances et dans des lieux fait pour elle, puis l’intégrer à notre personnalité en gardant soigneusement le contact avec ses opposés est le chemin que propose la Psychologie de l’Ego Conscient. Plus nous sommes puissants, plus nous sommes doux… c’est une réalité ; lorsque nous avons conscience de notre force, de notre pouvoir et de l’aspect potentiellement destructeur de celui-ci, nous pouvons devenir réellement doux sans jamais être victime.

J’espère que cela t’éclaire, oui la prudence est de mise. Cette expérience que tu partages montre que, en étant la même personne, tu peux recevoir selon les circonstances de l’amour et de la gratitude ou de la haine et de la colère… L’important, c’est ce qui vient de nous. N’être déstabilisé ni par l’un ni par l’autre. Hal a l’habitude de dire : " Si tu prends les compliment et les louanges pour toi, lorsque viendra le moment des jugements et de la colère, tu seras aussi obligée de les prendre aussi pour toi. Accepte les un et les autres et place les, symboliquement, sur un petit autel devant toi, ne prends rien pour toi. Par contre si un même jugement sur toi se répète, vient faire une séance pour voir de quelle partie, il serait bon de te séparer un peu plus.» J’aime cette façon de faire car elle met le Critique Intérieur et le Juge à la porte.

Merci Véronique pour ces explications à partir de mon questionnement. Elles viennent mettre du sens sur ces expériences vécues dans la rencontre avec l'autre, rencontre toujours surprenante, parfois heureuse, parfois effrayante. A la suite du dernier stage, j'ai éprouvé la "remontée" puissante de ces énergies instinctives ; pendant quelques jours j'étais "à fleur de peau", comme dans une sorte d'intimidation lancée à l'autre du style : "Si tu grognes, je te mords ! Vite et fort". Tu te souviens que j'avais tiré la carte de l’impatience et qu’il m’était demandé de l’accepter dans ma vie ; eh bien ce que j'ai pu constater, c'est que énergie animale et impatience font bon ménage. Ces ressentis je les ai éprouvés avec une certaine jouissance dans la mesure où ils sont des sensations nouvelles de pouvoir, dans mon corps comme dans mon mental. Au début, Ca a été un peu dur à gérer parce qu'extrême, surtout pour la famille.

Puis, il y a eu une deuxième phase d'équilibrage. C'est l'image du potentiomètre dont vous nous avez parlé qui m'est revenue en mémoire : le volume des rugissements a baissé et il est maintenant, me semble-t-il raisonnable, c'est à dire tolérable par mes parties primaires. L'ego conscient est davantage présent.

Je me suis aussi rendu compte que dans ma vie, il m'est très souvent arrivé d'interdire à cet animal d'agir, alors que sans doute, il aurait pu me protéger, un peu comme si j'avais espéré résister aux agressions sans réagir, parfois même jusqu'à tester les limites de ma souffrance à les contenir. Bref, avaler les couleuvres et croire que j'étais capable de toutes les digérer ! En tout cas, c'est comme ça que mes parties primaires organisaient ma conduite. Il y avait bien sûr l'influence de l’éducation : les injonctions "ne réponds pas au mal par le mal" et "Ne blesse pas l'autre puisque tu dois d'abord l'aider, le sauver " (alliance du Patriarche et du Sauveur) et d'autres de cet ordre, le système primaire a imposé ses diktats. Parallèlement une peur immense d'être dévoré ou de dévorer l'autre par ma propre "sauvagerie" et aussi une autre peur : celle de rencontrer ma vulnérabilité.

Georges et sa panthère noire[RETOUR]

Quel est le rôle du libre arbitre ? Avons-nous la possibilité de choisir en toute liberté ?

L’idée de libre arbitre, comme celle de libre choix, est souvent un fantasme venu de l’identification à un système de subpersonnalités primaires qui ne permet pas à l’individu de considérer les autres subpersonnalités, ou les autres façons de voir, comme valides.

Un jeune homme, nommons-le Benjamin, choisit de faire du droit ; il a l’impression de réellement choisir une carrière. En fait, il n’existe aucun choix… C’est un groupe de subpersonnalités, avec lequel il a grandi et qui dirige sa vie, qui a pris la décision ; et ce groupe de subpersonnalités est absolument convaincu que c’est ce que ce jeune homme désire.

Nous n’avons aucun jugement sur cette façon de fonctionner. Il s’agit simplement de la façon dont les décisions sont habituellement prises ; c’est parfaitement naturel et normal. Il est rare cependant que ce soit une affaire de libre arbitre.

Le libre arbitre – ou le choix réel – n’est possible que lorsque nous pouvons ressentir le conflit entre les subpersonnalités opposées ou les groupes opposés de subpersonnalités.

Regardons d’un autre point de vue ce choix de faire du droit. D’un certain côté, Benjamin est intéressé par le droit, et il apprécie beaucoup la sécurité que cette profession peut lui amener. Mais il aime également l’étude de la musique, même s’il lui est vraiment difficile de voir où cet intérêt pour la musique pourrait le mener. Il aimerait aussi interrompre ses études pour quelque temps. Enchaîner le lycée et la fac lui pèse… Lorsque Benjamin devient conscient de tous ces sentiments très divergents et commence à les prendre au sérieux, à les considérer comme différentes voix ou subpersonnalités qui doivent être honorées, alors, il commence à bouger vers le royaume du libre arbitre et du réel choix.

La réelle liberté personnelle, de notre point de vue, ne consiste pas à faire ce que nous voulons ou à suivre notre cœur. Elle est possible lorsque nous ressentons le pouvoir du cœur et le pouvoir de la raison, tout comme le pouvoir de toutes les autres subpersonnalités, absolument toutes, qui réclament notre attention.

Cette façon de faire nous apprend comment nous tenir entre des systèmes de valeurs opposés et nous apprend à vivre avec la tension et la difficulté de ce processus. Cette façon de « transpirer entre les opposés » permet de faire de réels choix et le libre arbitre commence à avoir une place dans notre vie. [RETOUR]

Vous parlez souvent de la possibilité d’établir ses propres limites, ou frontières, en utilisant certaines subpersonnalités. Pouvez-vous nous expliquer comment cela fonctionne ?

Il est essentiel dans la vie d’apprendre à faire de réels choix sur ce que nous acceptons et sur ce que nous refusons, de pouvoir dire oui ou non. Nous désirons aussi pouvoir choisir les personnes avec lesquelles nous aimerions devenir proches et celles que nous préférons tenir à distance.

Certaines subpersonnalités, en chacun de nous, nous poussent continuellement à fusionner avec les autres, tandis que d’autres préfèrent nous tenir complètement à l’écart et ne veulent nous voir fusionner avec personne.

Les subpersonnalités personnelles sont des subpersonnalités qui nous maintiennent littéralement captifs des modes de fonctionnement fusionnels ; avec elles, il nous est pratiquement impossible de poser des limites appropriées à une situation ou à ce que nous désirons. Le gentil, ou le chic type, est l’une de ces subpersonnalités, l’hyper-responsable est le plus souvent son complice. Si nous sommes identifiés à ce groupe et qu’il est notre système primaire, alors nous allons toujours dire oui pour être gentils ou parce que nous aimons, plus que tout, aider les autres.

Si, à l’opposé, nous sommes identifiés au côté impersonnel ou toujours en retrait sur le plan énergétique, alors nos frontières peuvent être trop importantes et nous maintenir à l’écart des autres; nous n’autorisons personne à devenir proche de nous.

Nous avons besoin des deux sortes d’énergie, de l’énergie personnelle et de l’énergie impersonnelle pour pouvoir poser les limites qui nous conviennent. Plus d’informations sur ce sujet peuvent être trouvées dans nos livres et dans nos CD. [RETOUR]

Que voulez-vous dire lorsque vous parlez du « parent introjecté » ?

Tout au long de notre enfance et de notre adolescence, nous entendons les voix de nos parents. Nous grandissons avec leurs demandes, leurs règles, leurs expressions d’amour, leurs punitions, leur philosophie de vie, etc. Nous entendons leurs voix pendant des années, elles sont directement imprimées en nous. Nous pouvons apprécier leurs idées ou nous pouvons les détester ; nous pouvons nous identifier à eux et vouloir leur ressembler ; nous pouvons les trouver nuls, en secret ou de façon ouverte, en nous rebellant contre eux. C’est la vie au sein d’un système familial, tout ceci est normal et naturel.

Ce que nous ne savons pas, en général, c’est que les voix de nos parents, ainsi que celles de nos frères et sœurs, vivent aussi dans notre psyché. Nous les appelons le père, la mère, le frère ou la sœur introjectés. Parler directement avec ces parents ou frères et sœurs à l’intérieur de nous, en utilisant le processus de Voice Dialogue, peut être extrêmement significatif. La découverte de la réalité de ces subpersonnalités introjectées est extrêmement précieuse. [RETOUR]

L’ego conscient est-il le « Je suis » ?

L’ego conscient n’est pas une entité. C’est un processus en mouvement et en transformation perpétuels. Le plus facile pour l’expliquer est de prendre un exemple.

Imaginons que vous veniez me voir parce que vous avez des migraines. Je parle avec vous et je découvre que vous êtes une personne extrêmement responsable. Vous faites beaucoup de choses pour les autres et vous avez peu de facilité à dire non. Ayant fait cette observation et en ayant discuté avec vous, nous décidons qu’il est temps maintenant de faire un certain travail pour clarifier cette place de la responsabilité dans votre vie.

Je vous demande de bouger votre chaise à une autre place que celle que vous occupez en face de moi, là où aimerait s’asseoir cette voix responsable. Puis, je commence à parler avec cette voix, en vous, et à apprendre quelle est sa place dans votre personnalité. Je découvre quand cette voix a commencé à devenir très puissante chez vous, la façon dont elle influence vos prises de décision et de nombreuses autres choses. Ayant complété cette interview, je vous demande maintenant de bouger votre chaise pour revenir à la place occupée en premier lieu, lorsque nous avons commencé le travail.

Tandis que vous revenez à cette position centrale, vous êtes très surpris de réaliser que vous êtes identifié à cette voix de responsabilité et qu’elle dirige votre vie. Vous avez maintenant un ego conscient de cette subpersonnalité. Bien sûr, de nombreuses autres séances seront nécessaires pour vous aider à vous séparer de cette puissante subpersonnalité, mais avec le temps, le processus d’ego conscient se renforcera et vous commencerez à avoir la capacité de dire oui ou non lorsque les gens vous demanderont ceci ou cela.

Un jour, dans une autre séance, comme la séparation d’avec le système primaire (le groupe de subpersonnalités responsables) sera déjà entamée, nous pourrons travailler avec la subpersonnalité reniée. Dans ce cas, je pourrais vous demander de bouger votre chaise du côté opposé à la place prise par la voix responsable, et je pourrais parler à votre côté plus égoïste qui ne désire pas toujours faire des choses pour les autres, qui aimerait en faire beaucoup plus pour lui. Après ce travail, vous reviendrez à la place centrale et vous aurez un ego conscient de votre partie égoïste. C’est cet ego conscient qui peut apprendre à se tenir entre ces deux opposés, apprendre à les apprécier tous les deux et commencer à les utiliser dans votre vie.

Du point de vue de la psychologie de l’ego conscient, le soi supérieur est un groupe de subpersonnalités, un système rassemblant différentes énergies auquel nous nous référons comme étant le soi supérieur. Pour en apprendre davantage à son sujet, nous vous demanderions de bouger vers ce soi supérieur et nous passerions du temps avec lui. Le contact pourrait être verbal, tout comme il pourrait être purement énergétique. Personne ne peut savoir ce que vous entendez par « soi supérieur » tant que ce travail n’a pas été fait. Après avoir passé un certain temps avec ce système, nous vous demanderions de retourner à la place centrale, et à présent vous auriez un ego conscient de votre soi supérieur.

L’opposé de ce soi supérieur pourrait être le soi ordinaire, ou encore la subpersonnalité qui rejette la spiritualité ou le travail de conscience. Dans un couple, c’est souvent le partenaire qui porte cette subpersonnalité reniée.

Imaginons que vous méditez et que vous faites l’expérience du divin. Vous sentez la présence de Dieu, ou celle des anges, ou celle de la Mère Divine, et vous êtes totalement dans l’autre réalité. Vous avez perdu votre identité individuelle et vous êtes totalement un avec votre soi supérieur.

Tant que vous avez un corps, vous devez au final quitter cet état, ouvrir vos yeux et revenir dans votre corps et dans le monde qui est le vôtre. À cet instant, votre femme frappe à la porte et dit : « François, veux-tu bien t’occuper de ces fichues poubelles ? La maison pue, et n’oublie pas que tu dois conduire les enfants au foot. Ils doivent y être dans vingt minutes. » Votre voyage au paradis s’achève brutalement… Si vous êtes identifié au soi supérieur, il vous sera difficile de faire face à la situation, car vous n’aurez pas une relation facile avec le quotidien de la vie de famille. S’occuper de la maison est devenu le travail de votre femme, et elle vous en veut de ce chemin spirituel qui vous détache de ce qu’elle considère être les réalités de la vie quotidienne.

L’ego conscient peut lier les deux. Il a la possibilité de faire les expériences du divin tout comme celle de répondre aux demandes de la vie de famille, du mariage, des enfants et de tout ce qui est requis par le fait de vivre dans un corps.

Le degré d’identification au soi supérieur et l’absence d’ego conscient correspondent très exactement au degré de critiques et d’attaques que vous recevez de la part de votre entourage. Le plus souvent, celui-ci ne peut pas apprécier votre chemin spirituel parce qu’il ne se sent pas respecté dans les situations comme celle décrite ci-dessus.

Notre travail est d’apprendre à devenir conscients de toutes les subpersonnalités et de toutes les expériences qu’elles nous offrent. Une fois que nous avons appris à nous tenir entre cet incroyable déploiement de subpersonnalités opposées, le soi supérieur devient simplement une subpersonnalité ou un groupe de subpersonnalités parmi les autres. L’inconscient a alors une chance de nous amener son infinie richesse à travers nos rêves et à travers un processus général de prises de conscience.

Ce qui est décrit ici est un chemin « psycho-spirituel », c’est une façon très différente de vivre. Les cinq disques de The Aware Ego CD donnent une description très précise de l’ego conscient et clarifient la différence entre ce processus et le « Je suis » des enseignements spirituels. [RETOUR]

Qu’est-ce qu’une subpersonnalité cachée (secret self) ? J’ai entendu des enseignants utiliser ce terme.

La première fois que nous avons entendu ce terme, il était utilisé par Artho Witteman, un psychologue allemand venu nous voir aux États-Unis. Le terme « subpersonnalité cachée » s’applique aux parties primaires, car les parties reniées sont par définition gardées secrètes. Pour nous, une subpersonnalité primaire cachée est une subpersonnalité régulièrement active dans notre personnalité, comme toutes les autres subpersonnalités primaires, mais dont nous ne sommes pas conscients. Nous ne savons pas qui elle est ni comment elle agit. Cela la rend encore plus puissante, et plus difficile à découvrir qu’une subpersonnalité primaire ordinaire. Une subpersonnalité reniée va surgir de temps en temps – comme si elle sortait de sa boîte ou de sa prison – et nous faire des choses que nous ne faisons pas habituellement. La subpersonnalité cachée agit, elle, continuellement.

Prenons l’exemple d’un homme fier d’être une personne généreuse et aimante mais qui, en coulisse, est continuellement en train de contrôler les gens par le fait d’être gentil et aimant. Il n’a aucune conscience d’agir ainsi : le contrôleur est sa subpersonnalité primaire cachée.

Cet homme peut aussi avoir un patriarche intérieur qui a de nombreuses règles sur la façon de se comporter correctement, aussi bien pour lui que pour les autres ; mais consciemment, il n’en a pas la moindre idée. Il ne sait pas que cette subpersonnalité est continuellement active dans sa vie. Sa famille et ses amis peuvent s’en être rendu compte, mais lui, comme tous ceux qui portent une subpersonnalité cachée, peut ne jamais s’en apercevoir. [RETOUR]

Quelle est la différence entre une subpersonnalité reniée et une subpersonnalité inconsciente ?

Une ou des parties primaires nous empêchent d’utiliser une subpersonnalité reniée. La subpersonnalité primaire juge cette ou ces subpersonnalités reniées ; elle pense qu’elles sont mauvaises ou dangereuses, aussi les réprime-t-elle ou dénie-t-elle leur existence.

Une subpersonnalité inconsciente est une subpersonnalité dont nous n’avons pas encore conscience, généralement, parce que ce n’est pas encore le moment pour elle de faire partie de notre monde ; mais elle n’est pas réprimée.

Lorsque vous avez 30 ans, par exemple, il est normal de ne pas penser à tout ce qui concerne la mort et le fait de mourir. Si à 70 ans, cependant, ces pensées ne vous sont jamais venues, nous pouvons penser que tout ce qui concerne la mort est renié, c’est-à-dire réprimé par une subpersonnalité primaire qui ne veut pas que vous y pensiez. Il est tout à fait normal de ne pas avoir ce genre de pensées à 30 ans, mais à 70, elles devraient faire partie de votre horizon, et leur absence indique un certain déni ou une répression quelconque. [RETOUR]

Pourquoi la vision consciente – le fait d’être témoins de nous-mêmes – ne suffit-elle pas ? Pourquoi devons-nous y ajouter le processus d’ego conscient ?

Le problème est que la vision consciente n’est pas dans l’action. C’est une place où l’on est uniquement spectateur. La possibilité d’agir est entre les mains de l’ego fonctionnel ou des parties primaires. Ce sont elles qui prennent le dessus lorsqu’il vous faut agir. La vision consciente ne vit pas la vie, elle témoigne de ce qu’elle voit…

Vivre la vie à travers toutes vos subpersonnalités ne vous donne pas non plus de vision consciente, bien qu’elle puisse émerger dans certaines situations.

Quelqu’un, quelque chose doit réunir les subpersonnalités et la vision consciente et conduire la voiture. C’est le travail du processus d’ego conscient. Pour en savoir davantage sur la différence entre le processus d’ego conscient et l’état de témoin, ainsi que sur la nécessité de développer les deux, vous pouvez écouter les cinq CD The Aware Ego. [RETOUR]